Determine the grain quality on the spot

26.10.2017
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Ces chercheurs qui quittent leurs labos pour monter leur start-up

La compétition internationale Hello Tomorrow, qui se déroule les 26 et 27 octobre, à Paris, est un tremplin pour l’entrepreneuriat scientifique.
LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 24.10.2017 à 16h00 • Mis à jour le 25.10.2017 à 06h46 | Par Laure Belot 
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Piloter en direct sa récolte de blé

GrainSense, Finlande De loin, tous les épis de blé paraissent semblables. Pourtant, dans un même champ, selon les parcelles, la qualité des grains peut fluctuer… tout comme le profit que peut en tirer un agriculteur. Les « meilleurs » grains, riches en protéines et vendus plus cher, se transformeront en pain sur nos tables, les autres en aliments pour animaux, un usage bien moins rémunérateur. Un exploitant agricole peut-il changer le cours des choses ? C’est l’objectif de GrainSense, le laboratoire de poche conçu par Ralf Marbach. Ce spécialiste en optique, ancien scientifique au VTT (Centre de recherche technique de Finlande), a imaginé un instrument portable capable d’analyser, par ondes infrarouges et en quelques secondes, la composition d’une graine : son taux de protéine, d’huile, de glucides, ainsi que sa teneur en humidité.

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L’instrument portable GrainSense analyse, par ondes infrarouges, les grains de blé pour optimiser la récolte. BRYAN SARAGOSA / GRAIN SENSE

Instrument en main, quelques semaines avant la récolte, « quand les épis commencent à s’ouvrir, un fermier pourra identifier les parcelles de faible qualité et celles valant la peine d’être enrichies ponctuellement pour passer dans la catégorie supérieure », explique Edvard Krogius, CEO de GrainSense. Au moment même de la moisson, poursuit le dirigeant, « le tri des grains en stocks homogènes est facilité par une analyse en direct, sans avoir à attendre des semaines, le délai classique après séchage des grains pour obtenir les résultats des laboratoires ».

La machine, testée sur une vingtaine d’exploitations, sera officiellement lancée lors du Salon du machinisme agricole de Hanovre en novembre. Si son utilisation se généralise, l’exploitant pourra, assure Edvard Krogius, « bénéficier de l’effet big data en ayant accès aux données anonymisées de toutes les autres fermes équipées ».